Le guichet de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) rouvre dès le lundi 23 février midi pour l’ensemble de ses aides, comme l’avait annoncé le ministre de la Ville et du Logement. Les dispositifs concernés sont MaPrimeRénov’, MaPrimeAdapt’ et Ma Prime Logement Décent. Cette reprise intervient après la promulgation de la loi de finances 2026, qui garantit la disponibilité des crédits nécessaires pour instruire les dossiers et permettre aux ménages de lancer leurs travaux de rénovation. La suspension temporaire des aides a toutefois eu pour conséquence l’allongement des délais de traitement : plus de six mois pour les rénovations d’ampleur et environ trois mois pour les rénovations par geste. Les ménages sont donc invités à préparer leurs demandes en amont et à anticiper ces délais pour ne pas retarder leurs projets.
Pour sécuriser les projets, les rénovations d’ampleur nécessitent désormais un rendez-vous personnalisé avec un conseiller France Rénov’ avant le dépôt de la demande d’aide. Ce temps d’échange gratuit permet au ménage de :
À l’issue du rendez-vous, une attestation est délivrée, obligatoire pour le dépôt du dossier MaPrimeRénov’. Les conseillers France Rénov’ restent disponibles pour répondre aux questions, mais ne se substituent pas aux missions des Accompagnateurs Rénov’, qui assurent un suivi plus complet du projet. Les ménages peuvent localiser l’Espace Conseil le plus proche sur france-renov.gouv.fr.
Le budget d’intervention de l’Anah pour 2026 s’élève à 4,3 milliards d’euros, permettant la rénovation de près de 350 000 logements. Ce financement soutient la revitalisation des territoires, améliore la qualité de vie des ménages et dynamise l’activité économique locale, notamment dans le secteur du bâtiment. Le bilan 2025 souligne l’efficacité de ces aides : 379 428 logements rénovés pour un montant de 4,39 milliards d’euros, dont 120 305 rénovations d’ampleur et plus de 36 700 logements adaptés à la perte d’autonomie. Depuis 2020, l’Anah a permis la rénovation de plus de 3 millions de logements, générant 45 milliards d’euros de travaux, confirmant le rôle stratégique de ces aides pour la cohésion sociale et l’attractivité des territoires.